Lise Poirier Courbet et Aymard de Mengin ont de forts attachements à l’Inde. Auteurs engagés, ils poursuivent leur collecte de témoignages auprès des participants des Forums altermondialistes, à Nairobi au Kenya, à Belém au Brésil et écrivent la suite de cet ouvrage qui constituera une fresque humaine de la planète altermondialiste.
Monica Salom, traductrice, est co-auteur du carnet d’Ana.

Sur le parcours de Lise Poirier Courbet

De famille populaire (père menuisier, mère couturière), elle est la septième enfant de la famille et est née à Cholet. Passionnée par l’école, elle réussit le concours d’HEC en 1973 dans la première promotion comportant des filles (vingt-sept filles reçues sur les deux cents cinquante étudiants). Puis elle travaille pendant 24 ans à EDF GDF principalement dans l’organisation, le conseil et la formation. En 2003, elle prend sa retraite anticipée et se consacre à l’animation de séminaires d’implication et de recherche dans le cadre de l’Institut international de sociologie clinique où elle a créé avec Christophe Niewiadomski, le séminaire Récits de vie et écriture. Elle anime aussi Histoires de vie et projet professionnel et Etre sujet dans un monde en crise.

Elle se consacre de plus en plus à l’écriture et anime un atelier d’écriture littéraire et créative : Trame de vie Trame d’écriture.
Bombay rivage des possibles. Carnets de voyage dans la planète altermondialiste est son premier livre publié. Elle a aussi écrit un roman autobiographique inédit C’est la première fois que je vis longtemps. Elle a par ailleurs publié des articles dans deux livres collectifs :

  • De L’angoisse à la recherche, des paroles aux silences, dans Gaulejac (de), Vincent, Hanique, Fabienne, Roche Pierre (dir.), La sociologie clinique, enjeux théoriques et méthodologiques, Ramonville Saint Agne, Erès, Collection Sociologie Clinique, 2007, p 286.
  • Au-delà de la dialectique des silences, se reconstruire après un viol, dans Delory-Momberger, Christine, Niewiadomski Christophe (dir), Vivre, Survivre, récits de résistance, Editions Téraèdre, 2009.

Elle vit à Paris, 19ème arrondissement et a trois enfants.

Sur le parcours d’Aymard de Mengin

 Né en Inde à Bombay, où ses parents ont habité onze ans, il y a vécu sa petite enfance, ses premières années d’école.  Il en garde un attachement à ce pays. Dès qu’il débarque à Bombay ou Delhi il est saisi par les frémissements de la vie, les mouvements, les odeurs des chapatis. Un de ses grands souvenirs remonte à son premier voyage vers l’Asie : à la sortie de l’Afghanistan, après la descente de la Khyber Passe, il découvre Peshawar et replonge avec délice dans le monde indien. Son premier roman, inachevé, raconte les voyages d’Hélène sur les routes de l’Inde. Une histoire d’errance et de retrouvailles, Retour à Vijayanagar. 

Il travaille aujourd’hui à la Cité des sciences. Comme responsable des études, il s’intéresse particulièrement à la curiosité scientifique des publics, à la transmission de la curiosité par les expositions et plus largement aux raisons du désintérêt ou de l’intérêt pour les sciences dans l’histoire de vie. Parmi les articles consacrés à ces questions : « Muséographie et publics » in Donnat O. et Totila P., Les publics de la culture, volume 2, Paris : Presse de Sciences Po, 2003, p 285-292.

Avec l’écriture de Bombay rivage des possibles, il a aimé croiser les histoires des sept personnages, recréer des carnets intimes en s’appuyant sur des récits de vie et une enquête, garder les traces du quotidien dans l’effervescence d’un forum social.